Lorsque l’on entreprend de faire construire, le choix du terrain est une étape importante. De nombreux critères doivent être pris en compte tel que la situation géographique, la surface du terrain, l’emplacement, la forme…

Découvrez les caractéristiques indispensables à prendre en compte pour choisir son terrain.

L’emplacement géographique

La situation géographique est évidemment un critère essentiel à l’achat. En fonction de votre projet de construction et pour faciliter le quotidien de l’acheteur, il est préférable que le terrain soit accessible facilement et à proximité des commerces.

Plusieurs interrogations sont à prendre en compte pour analyser l’emplacement du terrain idéal :

  • Combien de temps pour aller au travail ?
  • Le temps d’accès à un arrêt de transport en commun ?
  • Les différents itinéraires routiers ?
  • La possibilité de se garer ? À quel prix ?
  • La proximité du terrain par rapport à la gare, l’école et les commerces ?

L’orientation du terrain

L’orientation du terrain détermine l’implantation de la maison. Et oui, l’ensoleillement par exemple est un élément essentiel pour la construction et il influence aussi la consommation énergétique du logement. Une exposition bien pensée permettra de réaliser des économies d’énergie et de maximiser la répartition de la lumière dans la maison.

Attention, l’orientation plein sud ou plein nord n’est pas conseillée. Il est préférable de choisir une orientation Sud-Ouest. En effet, une pièce principale (cuisine, salon) peut être orientée à l’Est pour profiter du soleil le matin alors que les pièces d’accès ou de stockage peuvent être au Nord (entrée, couloir, garage).

Vous vous en doutez mais l’analyse de l’exposition du terrain aux vents dominants sera indispensable pour l’isolation et le chauffage de la maison (également pour la pluie, le bruit, les odeurs).

La surface du terrain

La superficie du terrain est également un élément principal définissant le prix de la parcelle sachant que les grands et petits terrains présentent chacun des avantages et des inconvénients.

Par exemple, un terrain de 500m2 permet de faire construire une grande maison avec un grand jardin et également de garder ses distances avec le voisinage. Cependant, il implique des frais d’entretien conséquents (jardin, bordure) ainsi que plus de consommation d’énergie.

A contrario, les plus petites surfaces permettent d’avoir tout de même un extérieur tout en facilitant son entretien.

Grâce au bornage du terrain, le futur acheteur peut connaître la superficie exacte de la parcelle. En lotissement, la superficie est déjà connue puisque le bornage a été effectué au préalable par un expert. Cependant, il est fréquent que la surface d’un terrain isolé soit vague. Afin d’éviter tout litige il est conseillé de faire intervenir un géomètre pour borner le terrain.

La forme du terrain

Et oui, la forme du terrain influencera directement sur les possibilités de construction.

En effet, une forme simple, comme le carré, permet d’avoir une plus grande marge de manœuvre et facilite les travaux d’édification. Cependant, un terrain en forme de trapèze ou plus atypique sera plus compliquer à aménager.

Son relief est aussi à prendre en compte. Un terrain plat favorise la construction et les possibilités contrairement à un terrain avec plus de 15% de pente qui représente souvent des travaux onéreux et compliqués à réaliser (aménagement onéreux de terrassements, caniveaux, remblais, etc.).

Viabilisation du terrain

Lorsque l’on parle de « viabilisation », on entend que le terrain a été préparé en amont de la construction et est relié aux différents réseaux (eau, gaz, électricité, téléphone …). Un terrain en lotissement est très souvent vendu viabilisé par le promoteur. La construction peut alors démarrer rapidement. Seuls les branchements entre la maison et les réseaux sont à la charge de l’acheteur.

En secteur isolé ne faisant pas partie d’un lotissement, il faut s’assurer de la viabilité du terrain et vérifier la présence d’un réseau d’eau, d’électricité, de gaz, de téléphone et d’assainissement sur la parcelle. Si les réseaux ne sont pas présents sur le terrain, des aménagements doivent être effectués. En fonction de leur éloignement ils peuvent être à la charge du constructeur ou de l’acheteur.

Nature du sol du terrain

La nature du sol fait partie des critères essentiels à l’achat. La typologie du terrain va avoir une forte incidence sur le budget de construction et conditionne les fondations de la maison.

Le sol du terrain doit être stable et fluide. Un sol composé de roches, sable ou gravier est un sol favorable à la construction.

Cependant, les typologies de terrains constitués d’argile, remblais ou limon sont défavorables à la construction. Souvent moins chers à l’achat, ils nécessitent des travaux supplémentaires et coûteux. Les risques des sous-sols instables sont nombreux : tassement, éboulement, inondation, fissures, glissement de terrain. La présence d’une nappe phréatique, de canalisations, galeries, carrières et cavités pourraient également endommager les fondations de la maison.

Lorsque le terrain n’est pas viabilisé, il est conseillé de faire appel un géologue pour réaliser une expertise détaillée du sol. Cette étude sera à la charge de l’acheteur (de 1.200 à 1.500 €).

Les risques naturels et technologiques

Pour terminer, nous vous conseillons également de prendre en compte les risques naturels et technologiques. En effet, des dangers peuvent nuire au projet de construction.

On peut distinguer deux types de risques :

  1. Les risques naturels : glissement de terrain, inondations, tremblements de terre, incendies de forêt, tempêtes, etc.
  2. Les risques technologiques : pollution, contamination, nuisances sonores, etc.

A présent, vous connaissez tous les éléments essentiels à prendre en compte pour votre futur achat de terrain !

Source : Le Plan Immobilier