Ne laissons pas le suspense trop longtemps planer. La réponse est oui, mais… sous certaines conditions. La première : le bien doit être situé en zone tendue. La seconde : il doit être inoccupé depuis moins de 18 mois. Sous ces conditions, le propriétaire peut librement fixer son loyer.

Cependant, la hausse ne peut pas dépasser l’indice de référence des loyers et doit impérativement être signifiée lors de la signature du nouveau bail.  La loi précise également que l’ancien loyer ne doit pas avoir été révisé au cours des 12 mois précédents.

Il existe cependant des cas exceptionnels, durant lesquels une augmentation du loyer supérieure à l’IRL peut être effectuée. Par exemple en cas de travaux d’amélioration ou de mise aux normes d’un logement indécent réalisé depuis le départ de l’ancien locataire. Leur coût doit couvrir au moins 50 % de la dernière année de loyer, hors charges.

Autre cas : l’ancien loyer est sous-évalué par rapport à des logements similaires situés dans la même zone géographique. La hausse ne doit cependant pas dépasser 50 % de la différence entre le montant d’un loyer d’un logement du voisinage, et celui appliqué à l’ancien locataire.

Le vrai problème, et c’est souvent le cas en zone tendu, c’est que ces augmentations ne sont que très rarement dénoncées. La raison ? La difficulté d’accéder au logement dans certaines villes de France. Dans ce cas, le locataire est souvent moins regardant sur le loyer et réfléchit à deux fois avant de le dénoncer.

Si toutefois le locataire trouve le courage et le bon motif pour contester le montant du loyer, il doit adresser un courrier avec accusé de réception au propriétaire. Si ce dernier vient à refuser la discussion, c’est la commission départementale de conciliation de la ville qui se saisira du dossier pour tenter de trouver accord.